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Les étapes de la séduction - Direct Game vs Indirect Game PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Aurélien   
Mercredi, 29 Avril 2009 04:20

On commence par être un sniper...

Q
uelles sont les étapes de la séduction ? Combien y en a-t-il ? Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d'encre. Si le processus de séduction semble unanimement reconnu comme linéaire, il y a beaucoup de désaccord sur le nombre d'étapes qui le jalonnent. Alors combien y en a-t-il de ces fameuses étapes clés ?

 

Et que dire des étapes du parcours en général ? Par combien de phases passe-t-on avant de devenir un grand maître charmeur ? Pour aller de l'AFC jusqu'au PUA, par combien d'autres acronymes du genre faut-il passer ?

 

 

Ce billet participe au thème du festival À la Croisée des Blogs de ce mois-ci qui est « Les étapes qui mènent au succès », présenté sur le blog Finir Riche sur lequel vous pourrez bientôt trouver le récapitulatif des autres blogueurs qui ont traité le sujet.

 

On distingue clairement deux écoles de séduction : l'approche franche et directe (Direct Game, ou DG) et l'approche indirecte (Indirect Game, ou IG). Dans le premier cas, il s'agit plutôt de drague « rentre dedans » et dans le second de « voler sous le radar ». Face à cela, la réaction des filles est à l'image de notre action (ou inaction) : le dragueur direct va être fixé bien plus rapidement sur ses chances que son opposé qui vit davantage dans la supposition et le mystère.

On a généralement tendance à opposer les deux styles. En ce qui me concerne, je pense tout d'abord que cette division habituelle des genres masque une énième fois le fait que, dans le fond, c'est la même chose. Un mauvais dragueur sera toujours un mauvais dragueur, qu'il soit direct ou indirect. Et aussi et surtout : on peut trouver les mêmes peurs et faiblesses dans chacun des deux styles. Par exemple, celui qui craint de se dévoiler peut au choix décider de toujours être ambigu sur ce qu'il ressent, ou au contraire se dissimuler derrière une façade de « moi c'est purement sexuel ». Bref, c'est vraiment une pure question de style, deux expressions différentes d'une même constante : celui qui drague, et qui a pour caractéristique de dépenser autant d'énergie à changer sa forme qu'à ne pas vouloir changer son fond.

Celui qui vise à devenir un professionnel de la drague (ce qui n'est pas mon cas) devrait, à mon avis, travailler à maîtriser les deux styles. Car ils se complètent davantage qu'ils ne s'opposent : pour une fille donnée, à un moment donné de sa vie, l'un des deux est plus approprié que l'autre. Et d'une manière générale, je pense que le « secret » de la réussite tient dans une subtile combinaison et alternance des deux. Ainsi, le challenge du dragueur très (trop) direct est d'apprendre à être un mec un peu plus amusant que le mâle en rut, et le challenge de la majorité d'entre nous est d'apprendre à moins tourner autour du pot quand vient le moment d'agir. J'aime résumer les choses ainsi : « prends ton temps, mais dépêche toi ».

Au delà du simple objectif fclose qui est malheureusement souvent perçu comme l'unique finalité de tout ce travail, développer son style direct tend à nous rapprocher de cette partie de nous-même si opprimée depuis des millénaires, et que j'appelle notre animalité. Se réconcilier avec cet héritage évolutif qu'on a tant de mal à assumer me parait la base de tout développement personnel solide : « un esprit sain dans un corps sain ». Vient alors la grande question : comment faire ? Comment trouver le courage de parler à une fille de manière « couillue » ?

Et oui, pour la plupart des apprentis séducteurs, apprendre à être plus direct est un véritable défi. Trop habitué au mode « sniper » qui consiste à observer passivement sa cible de loin en attendant le moment favorable (qui souvent ne vient pas), apprendre à s'exposer ouvertement pour s'emparer de l'initiative (au lieu de la subir) parait tout simplement effrayant. Et c'est effectivement quelque chose de très difficile à faire en une seule fois. Mais rien ne nous y oblige, on peut y aller petit à petit. C'est d'ailleurs ainsi que Léon enseigne son activité de tueur à gage à Mathilda : « Le fusil est la première arme que tu apprends à utiliser parce qu'il te permet de garder ta distance avec la cible. Plus tu te rapproches d'être un pro, et plus tu peux te rapprocher de la cible. ». Il conclut d'ailleurs son instruction ainsi « Place à la pratique maintenant, c'est la meilleure façon d'apprendre. » : c'est un tireur d'élite qui parle !

Il s'agit donc d'une progression, d'un apprentissage, celui du corps à corps. Reste la question de savoir par combien de phases et d'étapes il faut passer pour séduire une fille en particulier, ou encore devenir un super séducteur en général. J'aborde cette grande question du nombre d'étapes dans le livre que je suis en train de préparer (et qui avance !). Voici un extrait à ce sujet.

La première fois que je suis allé faire du trekking, j'étais en compagnie d'un montagnard très expérimenté, et nous sommes allés marcher durant quelques jours. Par « marcher », j'entends qu'il progressait avec une apparente tranquillité tandis que j'étais incapable de le suivre plus de 15 minutes. Je ne comprenais pas : comment peut il avancer si vite avec une telle décontraction et moi me faire distancer de la sorte alors que je cours presque ? Pour le savoir, j'ai décidé de me coller à lui et de poser mes pieds exactement là où il posait les siens. Et alors, je n'ai pas mis longtemps à comprendre sa « technique ».

C'est très simple : là où il faisait 2 pas, j'en faisais 3. Alors que je mettais mes pieds entre les obstacles pour les enjamber, il posait en toute confiance son pied sur les arrêtes glissantes des rochers, semblant défier les lois de la gravité : mais par quel miracle ne glisse-t-il pas ? Toujours est-il que ce miracle, il le répétait à chaque pas.

Il osait mettre ses pieds là où je n'osais pas les mettre, tout simplement parce que ses pas étaient plus assurés que les miens. Son expérience lui permettait d'évaluer en un coup d'œil s'il pouvait poser son pied ou non, et surtout il ne craignait pas autant que moi de constamment marcher en déséquilibre. Il prenait appui sur des points beaucoup moins stables que les miens, raison pour laquelle il ne s'y attardait pas et passait au pas suivant. Pas besoin de réfléchir donc pas le temps d'avoir peur en s'imaginant les pires conséquences du monde. De temps en temps il lui arrivait de glisser, mais il savait toujours se rattraper : il avait confiance en ses réflexes. En fait, alors que j'étais débutant et qu'il était expérimenté, il manquait de tomber plus souvent que moi, car il se mettait beaucoup plus en danger. La contrepartie de ses prises de risques est qu'il progressait beaucoup plus rapidement que moi, et avec moins d'effort.

Il en est de même avec les étapes de la séduction. Plus ton besoin de sécurité est grand, et plus il te faut un nombre d'étapes élevé, ce qui te permet de faire de plus petits pas : c'est confortable car la prise de risque est faible et la stabilité est grande, mais c'est aussi beaucoup plus lent et plus rigide ! Où est le plaisir à gravir une montagne en mettant ses pieds exactement là où un marquage au sol dit de les mettre ? Souviens-toi : le problème n'est pas de se trouver en déséquilibre, le problème est de le rester. Si tu choisis de faire des enjambées un peu plus grandes et un peu plus audacieuses, tu vas apprendre à faire du déséquilibre ta zone de confort, pour aller jusqu'à surfer sur le déséquilibre.

C'est simple à comprendre : entre celui qui aborde la séduction en 3 étapes et celui qui l'aborde en 12, le second aura 4 fois plus de travail que le premier : 4 fois plus d'étapes à valider, 4 fois plus de choses à apprendre... mais aussi 4 fois plus l'impression qu'il progresse ! Et surtout, surtout : 4 fois plus de raisons d'être fier de réussir ! Et oui, aborder la séduction en 12 étapes valide cette éternelle croyance que coucher avec une fille se mérite. C'est un cercle vicieux : plus c'est dur, plus cela justifie une décomposition en un nombre élevé d'étapes, ce qui rend la tâche encore plus dure ! C'est tout l'art de se donner l'illusion de progresser alors que l'on ne couche pas plus qu'avant : « Cette semaine j'ai récupéré 4 faux numéros et ai obtenu 2 lapins, c'est le double d'y a 1 mois : je progresse ! ».

Toute la sacralisation du PUA vient d'ailleurs essentiellement de là. Un PUA n'est pas quelqu'un qui couche facilement avec plein de filles. Les « séducteurs nés » font la même chose, et on les appelle simplement les « natural ». Aucune idolâtrie pour eux, seuls les PUA y ont droit car, pour obtenir ce titre, il faut faire quelque chose en plus. Pour être un PUA, il faut coucher difficilement avec plein de filles : à chaque fois cela doit être un véritable parcours du combattant durant lequel on identifie pas moins de 20 ou 30 attaques de la fille qui sont toutes déjouées : quelle prouesse ! Et pourtant, il fait exactement la même chose que le séducteur né.

On en a déjà parlé : on a l'impression de changer beaucoup de choses, mais dans le fond c'est du pareil au même. On a juste progressé dans notre capacité à se mentir. Se rendre compte de cela est difficile, mais crucial : c'est ce qui distingue le changement réel de l'illusion consolante.

 
Commentaires (2)
mdrr ptdrr
Par : gory
Le : Jeudi, 21 Janvier 2010 13:26
Rolling Eyes Exclamation Neutral Uber Geek Geek Mr. Green Neutral Arrow Idea Question Exclamation Rolling Eyes Twisted Evil Evil or Very Mad Crying or Very Sad Embarrassed Razz Laughing Cool Confused Shocked Sad Wink Smile Very Happy
Très intéressant
Par : Bifron
Le : Vendredi, 05 Février 2010 10:09
Je viens de découvrir votre site,

Votre démarche et votre reflexion sont vraiment passionnantes.

Bravo encore !

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