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L e mot « patient » désigne à la fois quelqu'un qui fait preuve de patience et quelqu'un qui souffre d'une maladie. Dans les deux cas, on est dans une position d'attente, subordonné à un futur incertain. Le patient attend sa guérison pour avoir le droit de vivre. Libéré de sa maladie, il n'a plus à attendre pour pouvoir jouir de sa santé, il n'a plus à se préoccuper du futur. Ce n'est alors plus un patient mais un présent, plus un malade mais un un vivant. Le syndrome du gentil garçon peut être considéré comme une maladie. On parle d'ailleurs souvent de guérir de sa timidité. Tout commence un jour, au hasard d'une page web où le diagnostique tombe comme un couperet : on est un Mr Nice Guy. C'est le choc, le drame comme celui d'apprendre que l'on a une grande maladie, mais aussi l'espoir de pouvoir en guérir. On devient alors un patient, on se met à constamment se projeter dans le futur.
Cela s'est produit pour moi il y a 3 ou 4 ans, quand j'ai décidé de vraiment me prendre en main, de devenir un jour un grand garçon capable de séduire et de rendre heureuse la femme de ma vie quand elle croisera ma route. Je crois que c'est quelque chose que je n'ai jamais dit à personne, que depuis le début je fais tout cela dans le but d'être heureux en compagnie d'une « fille bien ». Je pense que c'est ce qui motive au plus profond d'eux-mêmes la plupart des apprenti séducteurs, même s'il est facile de l'oublier et de se convaincre du contraire face aux désillusions. C'est en tout cas ce qui m'est arrivé. Au fil du temps je me suis plus ou mois égaré et laissé influencé par le discours de certaines personnes encore plus perdues que moi. Mais heureusement, ce fil rouge est toujours revenu me mettre sur les rails quand je commençais à sérieusement m'embourber. J'ai commencé à planifier mon développement personnel il y a longtemps déjà. Quand j'avais 22 ans, je parlais de mon « objectif 25 ans », à savoir de devenir un grand garçon capable de s'assumer entièrement au moment de mon 25ème anniversaire. J'ai pas fait les choses à moitié car je suis allé fêter tout seul cet anniversaire sur le continent nord américain, après avoir démissionné et changé de job pour bosser à l'étranger à mon retour. Je ne suis d'ailleurs toujours pas rentré.
Tous mes amis sont partis Mon cœur a déménagé Mes vacances c'est toujours Paris Mes projets c'est continuer Mes amour c'est inventé J'ai donc vraiment tourné la page et pris mes distances avec mon passé. C'est une très nette rupture préméditée, une nouvelle vie que j'ai patiemment et minutieusement préparée, en apprenant lentement à m'affirmer, en m'imposant régulièrement des exercices et des défis, en mettant les bouchées doubles pour rattraper le retard d'une adolescence passée à glander. J'ai ainsi passé des années à me préparer intensivement de la sorte, enchaînant les entraînement de boxe avec les sessions de drague en vu de mon objectif final. En fait, je réalise que j'ai passé l'essentiel de mon temps à me préparer une vie future et beaucoup plus rarement à vivre l'instant présent.
Et le temps défile comme un train Moi je suis à la fenêtre Je suis si peu habile que demain Le bonheur passera peut-être Sans que je sache le reconnaître Mon « objectif 25 ans » est devenu « objectif 28 ans », lui même étant une préparation à mes 30 ans. Aujourd'hui, j'ai bientôt 27 ans, et je réalise mes conneries du passé. À force de patienter, à force de chercher à guérir, j'en suis arrivé à m'inventer une nouvelle maladie aussitôt guéri d'une ancienne. Impossible de rencontrer la femme de ma vie dans ces conditions, impossible de s'engager dans une relation sans avoir réuni toutes les conditions optimales. Je me suis mentalement conditionné pour ne pas tomber amoureux. Et j'y suis assez bien arrivé. Il y a encore quelques mois j'avais décidé de tomber amoureux dans 2 ans, ce qui est d'une débilité totale.
Mon coeur est confortable bien au chaud Et je laisse passer le vent Mes envies s'éteignent je leur tourne le dos Et je m'endors doucement Sans chaos ni sentiment Cela fait 5 ans que je n'ai pas été en couple. Ce n'est pas un hasard. Si les deux premières années je n'ai pas vraiment eu le choix, ce n'est pas le cas des années suivantes, je portais clairement en moi le refus de m'engager. « On trouve ce que l'on cherche. Cherche à ne pas t'engager, et tu vas y arriver ! ». Cela ne m'a pas empêché d'être quelqu'un de chaleureux. En revanche je ne me suis jamais laissé envahir par la chaleur de l'autre. Je peux donner beaucoup, mais je ne sais clairement pas recevoir.
Si maman si, si maman si Maman si tu voyais ma vie Je pleure comme je ris Si maman si Mais mon avenir reste gris Et mon cœur aussi C'est quelque chose d'effrayant je crois pour un homme, que de se laisser envahir par l'amour d'une femme. On a peur de se faire engloutir, on n'est clairement pas habitué à se faire pénétrer. Alors j'ai barricadé mon cœur derrière des barbelés électrifiés qui ont fait beaucoup de mal à celles qui se sont approchées. Mais bon, j'ai fini par comprendre, par réaliser tout cela à chaudes larmes. Je pensais jusque là que c'est la souffrance qui nous faisait fermer notre cœur, mais en réalité c'est l'inverse : la souffrance nous rend plus sensible, elle nous enseigne la compassion et fait ouvrir notre coeur. C'est la peur de la souffrance qui nous pousse à nous emmurer. « Il faut souffrir pour être beau » est à prendre au sens figuré. La peur de l'engagement est typiquement masculine il parait. C'est quelque chose à creuser. Pour ma part, je pense qu'elle provient essentiellement de la peur d'être freiné dans la réalisation de mes projets personnels par une fille qui « m'encombre ». Ce que j'avais oublié, c'est que cette fille fait parti de mon projet de vie depuis le début, que sa présence à mes côtés est nécessaire à ma propre réalisation. En fait, j'ai simplement ignoré le fait qu'une histoire d'amour se vit à deux, et que ce qui représente un obstacle insurmontable pour moi peut être considéré comme des « détails pratiques » pour l'autre. D'une manière plus générale, l'homme se doit d'être fort et solide, quelqu'un de totalement libre qui ne dépend de rien ni de personne, alors admettre qu'en réalité on a plus besoin des femmes qu'elles ont besoin de nous nous fout la frousse et nous révolte : moi je suis un « vrai mec », j'ai besoin de personne ! Sans parler de cette putain de fierté de rendre les filles accroc. Il y a aussi une certaine mentalité qui circule, résumée par cette citation :
Dans un couple, il y en a un qui aime plus que l'autre, et il vaut mieux ne pas être celui-là. C'est tout simplement faux. C'est un raisonnement dicté par la peur, toujours cette peur du bobo au cœur qui nous incite au repli. Mais c'est une erreur, maintenant j'en suis convaincu au plus profond de moi, car se protéger d'un chagrin d'amour c'est aussi se protéger du bonheur d'aimer et d'être aimé. Dans un couple, il y en a un qui sait moins aimer que l'autre, et il vaut mieux ne pas être celui-là. Il est important de ne pas se laisser enlaidir par nos peurs, et d'avoir le courage d'ouvrir notre cœur quand l'amour vient frapper à sa porte si l'on ne veut pas passer sa vie à courir derrière l'ombre de notre bonheur projeté. Cet article participe à l'édition de décembre de La Croisée des Blogs (blogueurs sur le développement personnel) dont le thème est le courage. Les paroles sont tirées de « Si maman si » de France Gall / Michel Berger. |
Pr connaitre le bonheur le plus intense possible, il faut accepter de relever toutes ces défenses. Le retour de bâton fait mal, mais si l'on accepte pas la réciproque, on n'atteinds jms la lune !
J'en suis encore à me dire que j'ai vraiment une vie trop chargée pour avoir un mec en plus. J'en suis encore à me dire que j'ai pas envie de m'emmerder.
Du coup, ton article me fait penser.
On ne se rétame pas dans une relation. On a seulement compris la nature de l'illusion que l'on s'est soi-même imaginée.
Une relation se construit au fur et à mesure de l'avancement du dialogue intérieur/extérieur.
Ce sont les attentes qui mènent aux frustrations qui mèneront elles-mêmes à la rupture.
N'ayez aucune attente mais seulement le désir de vouloir être vrai, franc et sincère avec vous-même, et la relation avec l'autre se fera naturellement.
Ce sont nos frictions intérieures qui frictionnent à l'extérieur car l'autre n'est qu'un miroir de nous-mêmes.
Chercher l'amour en l'autre c'est vouloir déposséder quelqu'un de quelque chose qui nous manque.
La meilleure de toutes les relations commence pas celle que l'on a avec nous-mêmes et ce n'est qu'après que l'on peut vraiment savourer l'autre avec toutes ses différences.
Quand ça foire, c'est que l'un et l'autre essayaient de se voler mutuellement. Cela ne peut pas durer trop longtemps car les deux seront rapidement affamés et iront chercher ailleurs...
Le principe de l'amour est de donner et non pas de se protéger du vol de l'autre.
Quand on donne avec le coeur, l'abondance est là mais quand on donne avec la tête on ne récolte que la séparation...
Or l'amour est partage et rapprochement et non séparation...
bref, pas trop d'accord. Quand on aime on est un peu aveugle sur les sentiments de l'autre, par contre cela nous rend beau.
L'amour ne peut être mesurer car comment veux-tu mesurer le bonheur, la joie, le partage, l'intimité, la fusion ? Comment peux-tu mesurer "être porté" ?
Je t'invite donc à lancer un nouveau thème de discussion sur mon forum et ainsi d'autre pourront bénéficier de ce dialogue.
A bientôt,
Pas plus tard qu'il y a 1 semaine j'ai refusé à une fille "bien" avec qui je suis sorti d'aller plus loin dans notre relation par peur qu'elle me bloque dans mes projets.
Et mes projets actuellement sont ... d'aller sur le continent nord américain quelques temps pour revenir en Europe par la suite.
"La peur de l'engagement est typiquement masculine il parait. C'est quelque chose à creuser. Pour ma part, je pense qu'elle provient essentiellement de la peur d'être freiné dans la réalisation de mes projets personnels par une fille qui « m'encombre ». Ce que j'avais oublié, c'est que cette fille fait parti de mon projet de vie depuis le début, que sa présence à mes côtés est nécessaire à ma propre réalisation. En fait, j'ai simplement ignoré le fait qu'une histoire d'amour se vit à deux, et que ce qui représente un obstacle insurmontable pour moi peut être considéré comme des « détails pratiques » pour l'autre."
En général, cette peur ou phobie est pas vraiment liée à la peur d'être freiné. Elle vient plutôt (selon moi et selon la psychanalyse) des relations qu'on a entretenu avec notre mère. Selon que notre mère a été étouffante, en demande, castratrice ou autre, ben forcément que cela ressortira sur nos relations avec les femmes. Dans mon cas par exemple, je n'ai jamais eu l'impression d'être à la hauteur vis à vis de ma mère, j'ai eu toujours eu l'impression que je ne méritais pas son "amour", et par là même ça a développé chez moi une peur des femmes.
Et pour "contre-carrer" cette peur des femmes, c'est là ou les techniques de séduction prennent le relais (je fais référence à ton article "apprendre par soi-même"). On imagine que plus on aura ce savoir, plus on pourra se protéger de nos peurs profondes (peur des femmes, peur d'être abandonné, peur du rejet). Comme on ne se connaît pas vraiment nous-mêmes, et qu'on ne se fait pas confiance, ben forcément on écoute gourous ou autres messies qui nous promettent le bien-être...
La psychanalyse, pourquoi pas, mais sans chercher non plus à l'appliquer en toute circonstance. Simple contre-exemple: cette peur de l'engagement d'Aurélien, elle prend aujourd'hui la forme "être avec une fille". Mettons qu'il parvienne à se mettre en couple en comprenant que la fille en question fait partie de son Grand Tout personnel ^^. Super! Bon, maintenant, la fille lui suggère de faire un enfant. Retour à la case "peur de l'engagement" (et à juste titre, parce qu'un enfant c'est vraiment une entrave blah blah blah...). Même type de peur, sans doute même raisons sous-jacentes, mais sa mère te semble-t-elle encore en lien avec tout ça?
Je ne sais pas comment t'aider, et je ne crois pas que quelqu'un le puisse vraiment. Et je ne suis même pas sûr que tu puisses aider ton compagnon. Le développement personnel est... personnel. Tu lui as certainement déjà dit tout cela... mais il n'a pas du comprendre, il ne doit pas réaliser de quoi tu parles, sinon, de lui-même il chercherait comment changer ça. Comment provoquer le déclic chez quelqu'un d'autre ? Dis le nous si tu trouves.
Je vais juste te dire ceci : "on ne connait la valeur des choses qu'une fois qu'on les as perdu". Bon courage.
J'ai 30 ans et je suis en pleine remise en question... Je suis célibataire depuis le début de l'année. J'avais rencontré un mec que je trouvais formidable l'année dernière, un coup de coeur, je pensais avoir rencontré (peut-être) LE BON ! Notre histoire a duré quelques mois mais a floppé! Sentiment d'oppression de ma part, trouille monstrueuse de l'avenir, peur de tomber amoureuse ... Je pense encore beaucoup à lui, avec beaucoup d'affection, une forme d'amour, sans savoir si c'est à mettre avec un grand A. Je ne me sentais pas à la hauteur de la relation, jamais assez belle, jamais assez au top en gros, j'avais peur de m'impliquer émotionnellement ... De son côté, je pense qu'il traîne ses casseroles, et des similaires, mais je n'ai jamais vraiment osé creuser là où ca fait mal ... Et ce comportement de mon côté est récurrent, j'ai l'impression d'être une ado qui butine, sans s'investir, alors que mes envies sont simples: aimer et construire à 2 !
Est ce que je vous parais complètement cinglée ? Quelqu'un se reconnait il ? Y a t il matière à psychanalyse ?
Merci pour votre intérêt !
Bien sûr qu'on se reconnait dans ce que tu dis. Tes envies sont simples, mais... faire simple est loin d'être facile! Car d'après Krishnamurti, c'est l'essence même du désir que de porter en lui la contradiction. C'est sur quoi je médite en ce moment...
En tous cas c'est plutôt positif de prendre conscience de l'adolescente qu'il y a en toi. Et c'est aussi bon signe de reconnaitre ta part de responsabilité dans cet échec, car une relation c'est 50-50. Pour le reste, tu es seules face à toi même, face à ce petit enfant qui est en toi et que tu dois faire grandir. Tu es ta propre énigme et ta propre solution
Sans surprise, tu écris : "ce comportement de mon côté est récurrent". Trouver le point commun entre cette dernière relation et tes précédentes peut être une aide précieuse pour te comprendre, et découvrir aussi dans quelle mesure tu ne t'es pas mise en couple par hasard avec lui. Notre relation aux autres et au monde n'est qu'un miroir de nous même, un support à notre propre découverte.
Vu que tu a l'air de douter pas mal de toi et de chercher des réponses auprès des autres, je me permets de te donner ce conseil : ne te laisse pas trop influencer par les réponses que d'autres te donneront (moi compris), surtout que bien souvent c'est dans seul le but de se mettre en valeur comme quoi eux savent mieux gérer une relation que toi (pauvre naze!). Ton ignorance a plus de valeur que le savoir des autres!
J'ai conscience d'avoir du chemin à parcourir et surtout un grand travail de confiance en moi !! Je pense tenir certaines choses de ma mère qui est pourtant une belle femme qui se dévalorise tout le temps ... C'est cliché, on met toujours les problèmes sur le dos de la mère !! Ce que j'aimerai avoir la même assurance dans le privé, que professionnellement et socialement !! Ce sera l'objectif de l'année
Je comprends l'intérêt de ta mise en garde sur l'avis des autres, mais pour le coup, j'en ressens carrément le besoin pour avancer, j'aimerai beaucoup me rassurer en trouvant des "doubles" dans un premier temps pour échanger !
J'ai 22ans,et j'ai moi aussi un objectif 25.Libéré de la défonse qui masquait mes angoisses,je suis dans une phase de transition.
Mon entourage ne comprend pas,peu importe j'ai fait le bon choix meme si j'en doute parfois.
Bonne continuation à toi et à tous ceux qui ont arreté de se voiler la face.
Mais il existe une alternative auquelle tu n'as peut-être pas pensé car elle est tout a fait en dehors des sentiers battus :
"aimer vraiment et sincèrement plusieurs filles en même temps !!"
C'est Pook qui m'a influencé à comprendre et voir cette possibilité.
See you guy, cheers